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Une église bondée pour protéger l'œuvre d'Ozias Leduc

Le lieu est magnifique! Les églises constituent un des patrimoines les plus uniques et emblématiques de la culture québécoise. Durant des siècles, elles ont été bâties par de besogneuses communautés aguerries aux froids et au labeur, mais désirant se donner un lieu de rencontre avec leur foi, et entre eux.

Celle qui a été l'objet de la dernière œuvre majestueuse du peintre Ozias Leduc se démarque pourtant des autres. Déjà son architecture est différente: pas de ces immenses piliers et séparations traditionnels qui avaient aussi pour fonction de soutenir l'immeuble. Ici, le génie architectural semble avoir tout fait pour que rien n'obstrue le coup d'œil mystique sur des peintures splendides. Peu d'œuvres sont aussi représentatives de nos ancêtres : courageux, vaillants et pieux.

L'abbé Casaubon parle de l'église avec une douce braise dans le regard, conscient, comme il s'est assuré de le faire bien savoir jusqu'au Saint Siège à Rome, que Shawinigan abrite un trésor dont la valeur va bien au-delà de notre région. L'église a d'ailleurs été l'objet d'un investissement de plus de 200 000$ afin que de nouveaux éclairages soient moins dommageables à long terme pour les toiles.

Contrairement à la croyance populaire, ce ne sont pas des murales à proprement parler.  Ce sont plutôt des toiles, des tapisseries qu'Ozias Leduc a créées.  Elles ont d'abord été peintes en atelier avant d'être transportées et collées aux parois et au plafond de l'église, où l'artiste s'est affairé, jusqu'à sa mort en âge avancé, à y apporter des retouches.

C'est dans cet écrin majestueux que le Comité de protection des œuvres d'Ozias Leduc recevait hier les Petits chanteurs de Laval et les Voix boréales, deux ensembles de jeunes choristes habitués à collaborer dans des prestations dont celle de ce samedi a aisément soulevé l'église bien remplie.

Ponctuées d'explications très précises et personnelles du directeur musical de l'ensemble, monsieur Philippe Ostiguy, les dizaines de filles et garçons âgés entre 8 et 25 ans ont décliné un répertoire allant de We are the world à Haendel, en passant par des classiques de Noël, Gilles Vigneault et Félix Leclerc.

Un comité profondément attaché à l'œuvre d'Ozias Leduc et de nombreux bénévoles sont nécessaires, année après année, à la réalisation de cet événement, mais aussi, année après année, le public et les élus répondent à l'appel et soutiennent un événement de très belle qualité.

Ozias Leduc et son héritage valent bien ça tant le lieu incite à un recueillement presque fébrile.

Source: Tag Média Shawinigan

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